Fredondaine

Fromage à pâte demi-ferme à croûte lavée

Peut-être le plus méconnu de nos fromages. Son odeur et son goût doux de beurre et de crème en fait un excellent compagnon de votre sandwich du midi.

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Jocoeur

Fromage à pâte ferme, faible en gras

Pour ceux soucieux de leur santé, notre fromage cheddar allégé en matières grasses mais pas en goût.

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Poutine

Fromage non affiné à pâte ferme

Considérée comme la MEILLEURE au Québec selon les auteurs du livre « Moutarde choux ».

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Bloguons sur le fromage


10000 ans de fromage

L’origine du fromage remonterait aux alentours de 8000 ans avant J-C. Cette date approximative coïncide avec la domestication du mouton, troisième animal après le chien et la chèvre à accompagner l’histoire de l’humanité.

À une époque si éloignée,  4 millénaires avant l’apparition de l’écriture, il est difficile d’être précis, mais on pense que cette fantastique invention pourrait être le fruit du hasard. En effet, au Moyen-Orient et chez les nomades turques en Asie centrale, les peaux et organes internes des animaux étaient, en ces temps, utilisés comme contenants alimentaires pour le stockage et le transport des aliments.

A partir de là, il suffisait qu’un berger stocke son lait de brebis dans un estomac, pour que la présure naturellement contenue dans cet organe transforme le lait frais en lait caillé et petit lait : nous avons notre premier fromage !

Mais revenons-en à nos moutons… Dans ces territoires au climat très chaud, la préservation du fromage nécessitait un salage à outrance, bien plus que la Feta de notre époque qu’on garde au réfrigérateur !

Ce n’est qu’avec l’exportation du procédé vers l’Europe et son climat tempéré que le fromage que nous connaissons a pu se développer. Des fromages moins salés ont fourni un environnement propice au développement de bactéries et moisissures, connus pour influencer la texture et le goût de notre ami laitier. 

Des faisselles en céramiques, constituant la première trace archéologique de fabrication du fromage, ont d’ailleurs été découvertes en Europe,  plus précisément en Pologne, et  datées de 5000 avant J-C. 

Ce n’est qu’en Rome Antique que le fromage devient  un mets de tous les jours. Depuis, il n’a jamais quitté nos tables, et à notre époque, un Canadien en consomme en moyenne près de 30 livres par année… sans jamais remercier le berger du Croissant Fertile, qui eut la brillante idée de transporter son lait de brebis dans un estomac de mouton.

Vache à Maillotte

25 février 2015


Peut-on être allergique au fromage ?

L’allergie au fromage en tant qu’aliment n’existe pas. Cependant, il est possible d’être allergique à une protéine contenue dans le lait. Cette allergie au lait, comme on l’appelle couramment, n’est pas très répandue, puisqu’on estime que moins d’un adulte sur cent est concerné. La protéine la plus souvent montrée du doigt se nomme la Caséine.

Le mot évoquera sans doute quelque chose chez les amateurs, puisqu’il vient du latin Caseus pour fromage, qui prête son nom au prestigieux prix récompensant les meilleurs fromages québécois, prix remporté par notre Allegretto par exemple!

Si le problème de l’allergie au lait est très marginal, l’intolérance au lactose est en revanche une autre paire de manche.

Les personnes intolérantes au lactose ont tendance à bannir, à tort, le fromage de leur alimentation, se privant ainsi de ses bienfaits sur notre organisme.

Pourquoi à tort ? Parce qu’à partir du moment où un lait est fermenté à l’aide d’une bactérie, ce qui est le cas pour le fromage, celle-ci va se nourrir du lactose présent dans le lait avec un appétit déconcertant jusqu’à l’éliminer entièrement ou presque, le presque dépendant du type de fromage.

Dans les fromages à pâte cuite, il n’y a aucun lactose ! Dans les fromages à pâte molle, il en reste des traces, mais lorsque l’on mange l’un de ces fromages, on ingère aussi les bactéries qui consommeront le peu de lactose qu’il restait à l’intérieur de notre système digestif. 

Les préjugés sont parfois tenaces, mais pour les intolérants au lactose, le fromage est en fait  la source rêvée pour satisfaire nos papilles en effectuant le plein de minéraux essentiels au fonctionnement de notre corps !

Vache à Maillotte

9 février 2015


Supporter l’économie locale, un choix citoyen

À l’heure de la mondialisation, consommer un produit artisanal québécois, c’est autant un plaisir gustatif qu’un devoir citoyen : acheter des produits d’ici, c’est faire vivre des gens d’ici.  

A titre d’exemple, quand notre fromage au lait de brebis Allegretto se retrouve sur votre table, le circuit qu’il aura parcouru, du producteur laitier à l’épicerie, en passant par le transporteur, permettra de nourrir une multitude de travailleurs locaux. 

De l’autre côté, certaines multinationales du secteur dégagent un bénéfice net supérieur à 500 millions de dollars, et verse des dividendes en hausse à ses actionnaires qui ne sont que très rarement québécois.

En 2014, selon le centre canadien d’information laitière, quatre grands groupes, dont la compagnie Kraft fait partie, s’adjugeaient 85% du total des ventes de fromages au niveau national. La part des petits producteurs, quant à elle, représentait à peine 7,5%... 

Et pourtant, les petites fromageries possèdent de nombreux avantages par rapport aux grandes laitières industrielles. Puisqu’elles s’approvisionnent localement, leurs dépenses sont réinvesties dans la communauté. Comme elles sont basées localement, elles payent leurs taxes localement. 

Dans notre société de consommation, le pouvoir, le vrai, réside dans les comportements d’achat des familles. Selon un rapport de l’ONG Équiterre, si toutes les semaines, chaque famille québécoise remplaçait 20 $ d’achat de biens provenant de l’extérieur par la même valeur en produits du Québec, plus de 100 000 emplois pourraient être créés.

Favoriser un produit local plutôt qu’un autre n’est pas seulement une question de goût, de couleur,  c’est avant tout un choix politique, et c’est votre région qui y gagne.

Vache à Maillotte

23 janvier 2014 


Vous pouvez manger notre fromage en toute sécurité

Qui, dans le monde du fromage québécois, ne se souvient pas de l’opération menée par le M.A.P.A.Q auprès des fromagers de la province en 2008, suivant la découverte de fromage contaminé à la bactérie Listeria

Est-ce que vous pouvez manger du fromage québécois en toute sécurité? Le fromage fait au Québec est probablement le plus hygiénique au monde!

Par contre, qu’en est-il des fromages français vendus ici?

Pour importer au Canada, le fromage français, par exemple, doit démontrer un certificat de salubrité.  C’est seulement sur la base de ce document que l’A.C.I.A, (l’Agence canadienne d’inspection des aliments), laisse entrer des tonnes de fromage importés sur le marché du Québec.

Sur l’ensemble des fromages importés au Canada, L’A.C.I.A fait la collecte d’environ 400 échantillons par année pour s’assurer de leur salubrité. Tout un contraste avec les mesures intensives en vigueur au Québec. En effet, les fromageries québécoises sont inspectées chaque mois, voire plusieurs fois mensuellement dans certains cas.  De plus, les normes au Québec reliées au nombre de bactéries dans un fromage sont 100 fois plus contraignantes que celles de la France.

La philosophie en France est différente de la nôtre en terme du nombre de bactéries présentent dans les fromages.

En effet, en France le fromage au lait cru par exemple doit être considéré sécuritaire pour une personne adulte en bonne santé. Au Québec le même type de fromage doit être sécuritaire pour être consommé par l’ensemble de la population : les nourrissons, les personnes âgées, de même que les gens ayant un système immunitaire affaibli. La base n’est pas du tout la même pour établir une norme.

C’est le Temps des Fêtes et vous êtes grippés? 

Un petit morceau de fromage de lait non-pasteurisé de La Vache à Maillote pour vous remonter le moral!  Goutez-y, c’est délicieux et sans danger pour tout le monde,  bébé aussi!

Vache à Maillotte

29 décembre 2014 


Le fromage coûte cher? En tout cas pas aux payés de taxes

De plus en plus de voix se font attendre au Canada et au Québec pour insinuer que le lait et le fromage coûtent cher. Le prix des produits laitiers serait plus bas s’il n’y avait plus de système de gestion de l’offre (quota) au pays.

De plus, le Canada sera bientôt le seul pays au monde à toujours avoir un tel système. En Europe en 2015, la gestion de l’offre disparaîtra, emboitant le pas à la Suisse, L’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Si certains trouvent que les produits laitiers coûtent cher, il est bon de rappeler qu’il ne coûte rien aux contribuables! En effet, ce système de la gestion de l’offre est autosuffisant financièrement et ne reçoit pas d’apport monétaire des fonds publics.

Maintenant, tous les pays qui ont laissé tomber le système du quota ont dû mettre en place des programmes de compensation qui ont coûté plusieurs centaines de millions voir plus de 1 milliard.

Aux États-Unis où le lait et le fromage peuvent sembler moins chers, il est bon de mentionner que cette industrie est soutenue à coût de millions en subventions de toutes sortes. Au Canada et au Québec, l’industrie laitière ne reçoit pas d’aide financière du gouvernement comparativement au secteur du porc ou du bœuf.

En plus, le prix des produits laitiers n’a pas connue une baisse dans les pays qui ont éliminé la gestion de l’offre, seul le prix du lait donné aux agriculteurs a diminué. Ceci provoquant une industrialisation du secteur afin de baisser les coûts de production au minimum. Créant ainsi de nombreuses pertes d’entreprises et d’emplois locaux. 

Est-ce qu’on peut ici, savourer ce bon fromage de chez nous, il est fait ici, il donne des emplois en région et une fois que vous l’avez payé le gouvernement ne pige pas dans vos poches pour soutenir nos entreprises!

Vache à Maillotte

13 décembre 2014